La méthode · WhoAmI

Un agent qui oublie tout.
Un projet qui se souvient de tout.

Chaque session d’un agent IA commence sans mémoire. WhoAmI donne à chaque dépôt la sienne, écrite, datée, et lue en premier : l’agent sait qui il est, où en est le projet et ce qu’il ne doit pas faire, avant de répondre à quoi que ce soit.

Le problème

Un agent IA écrit vite, mais il ne se souvient de rien. Sans mémoire écrite, chaque session redécouvre l’architecture, refait des choix déjà tranchés, et réintroduit des erreurs déjà corrigées. Les « pourquoi » disparaissent les premiers : on garde ce qui a été fait, on perd la raison pour laquelle on l’a fait ainsi.

WhoAmI répond par une règle simple. Au démarrage de chaque session, avant toute réponse, l’agent lit le dernier instantané du projet et annonce, sur une ligne, qu’il l’a chargé. Si le référentiel n’existe pas encore, il l’initialise lui-même en explorant le dépôt.

Six fichiers, un rôle chacun

00 — Identité

Le rôle de l’agent sur ce projet, le projet en une phrase, ce qu’il fait et ce qu’il ne fait pas : jamais de production sans accord, jamais de suppression sans confirmation, jamais de code simulé.

01 — Architecture

La pile technique, l’infrastructure, les schémas de données, le catalogue des composants : les workers, les points d’entrée, les modèles.

02 — Journal

L’histoire du projet, du plus récent au plus ancien. Chaque entrée dit ce qui a été fait, les fichiers touchés, et si c’est déployé. Le journal s’enrichit ; il ne se réécrit pas.

03 — État du code

Les métriques, l’arborescence, les fonctions faites, en cours et restantes, et les commandes pour construire, tester, démarrer et livrer.

04 — Conventions

Les règles du projet : code, nommage, versions, infrastructure, et les règles non négociables qu’un nouvel intervenant doit connaître le premier jour.

05 — Feuille de route

Ce qui est fait, ce qui est en cours, ce qui vient.

Des instantanés qu’on ne touche plus

À la demande, l’agent fige l’état du projet dans un instantané daté : un résumé en trois phrases, les composants actifs, ce qui fonctionne, ce qui est en cours, les blocages, ce qui a changé depuis l’instantané précédent, les fichiers les plus actifs, les décisions techniques de la session avec leur raison, et les trois prochaines actions.

Immuables

Un instantané daté n’est jamais modifié après sa création. Deux instantanés le même jour reçoivent un suffixe, aucun n’écrase l’autre.

Un seul fichier écrasé

Le « dernier contexte » est le seul fichier qui change à chaque instantané. C’est lui que l’agent lit au démarrage.

Les décisions gardent leur raison

Chaque instantané a une rubrique pour les pourquoi de la session, ceux qui disparaissent sinon.

En cours de session, l’agent met à jour le journal et l’état du code après chaque travail significatif, sans attendre un instantané. Les instantanés, eux, ne se font qu’à la demande.

Versé dans NotionSocle

Le référentiel vit dans le dépôt, à côté du code. Il est aussi versé dans NotionSocle, notre plateforme de documents en Markdown, où il devient interrogeable par API, pour un humain comme pour un agent.

Une version par changement réel

Le serveur ne crée une nouvelle version que pour les fichiers réellement modifiés. Un référentiel versé deux fois sans changement ne produit rien de nouveau.

Les instantanés, écrits une seule fois

Les instantanés datés y sont versés une fois, et ne sont plus réécrits. Le « dernier contexte » n’y est jamais envoyé : il n’est qu’un raccourci local vers le plus récent.

Le versement ne bloque jamais le travail

Si NotionSocle ne répond pas, le référentiel est quand même produit dans le dépôt. La mémoire locale passe avant la copie centrale.

Une skill pour l’entretenir

La skill majContexte applique toute la procédure à un dossier choisi, et non au dossier courant : elle met à jour les six fichiers, crée l’instantané daté, puis verse le tout dans NotionSocle. C’est ainsi que plus de quatre-vingts dossiers de nos dépôts, applications, sites, packs et chantiers, portent aujourd’hui leur référentiel.

À côté, la skill majEnCours tient un journal commun à toutes les sessions : une ligne par session, ajoutée en tête, pour que la plus récente soit toujours la première lue.

Pourquoi ne pas laisser l’agent relire tout le code ?

Parce que le code dit ce qui existe, pas pourquoi. Les arbitrages, les pièges payés et les règles non négociables ne se lisent que dans ce qui a été écrit pour les garder.

Le référentiel peut-il mentir ?

Il ne doit rien contenir d’inventé : tout ce qu’il dit vient de l’exploration réelle du dépôt. Quand le code et le référentiel divergent, c’est le référentiel qui est mis à jour, et le journal garde la trace du changement.

Qui le lit, à part l’agent ?

Tout nouvel intervenant. La fiche des conventions se termine par ce qu’il faut savoir le premier jour ; le journal raconte le reste.

Reprendre un projet sans tout redécouvrir ?

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