La méthode · Besoin→Plan

Décider avant de construire.
Coder après le go.

Besoin→Plan mène un projet de l’idée au plan technique en huit maillons. Un agent IA déroule la méthode et s’arrête chaque fois qu’une décision revient au commanditaire. Le code ne commence qu’au sixième arrêt, et seulement si tout est tracé.

Ce n’est pas une méthode « légère » : elle demande d’écrire les choses avant de coder, et de décider avant de construire. En échange, on sait à tout moment où en est le projet, et on évite de découvrir trop tard qu’on a construit la mauvaise chose.

Les cinq idées qui la fondent

La preuve vient d’ailleurs

Une exigence tient par son test, une règle par son contre-exemple, une phase par sa démo, une spécification par un relecteur qui ne l’a pas écrite. Ce qui n’a pas de preuve extérieure est une opinion bien présentée.

Trois axes, jamais mélangés

Le métier (ce qu’on promet), la technique (avec quoi on le fait), la livraison (quand on le démontre). Un document ne porte qu’un axe ; ils ne se croisent que dans la matrice de couverture.

Le doute est visible

Une question ouverte s’écrit noir sur blanc, marquée « à arbitrer », puis se tranche avec son pourquoi. Elle n’est jamais enfouie dans le code.

Des mini-cycles, pas un tunnel

Chaque phase est un cycle complet : développement et tests, recette par une démo réelle, puis livraison. La phase suivante revérifie les précédentes.

La cinquième idée est l’honnêteté technique : zéro simulation, zéro faux vert, et rien de recodé que la plateforme rend déjà. Avant d’écrire une brique, on consulte trois catalogues dans l’ordre : les services du Hub, puis les packs, puis les mécanismes du socle. Ce qu’aucun ne couvre est déclaré « non couvert » avant d’être codé.

Les huit maillons

Chaque maillon a son entrée, son livrable, et une condition de passage. On ne saute pas de maillon.

M0 — Besoin et vision

Entrée : ce que dit le commanditaire. Livrable : la vision en trois à cinq lignes, son principe directeur, les acteurs, le profil du chantier et ses piliers. On passe quand le commanditaire dit : « oui, c’est ça ».

M1 — Spécification des besoins

Livrable : concepts, entités, fiches de règles de gestion, matrice des droits, exigences non fonctionnelles. Le quoi, jamais le comment. On passe quand un tiers comprend le domaine sans connaître le code. Relecture indépendante obligatoire.

M2 — User stories

« En tant que… je veux… afin de… », chacune avec ses critères d’acceptation. On passe quand chaque histoire est démontrable par un test d’acceptation.

M3 — Features et épics

Les histoires regroupées en capacités, les capacités en grands sujets. On passe quand chaque histoire a une seule capacité propriétaire et qu’aucune capacité n’est vide.

M4 — Arbitrages

Le maillon souvent oublié. Chaque question ouverte reçoit ses options, une recommandation, puis la décision du commanditaire et son pourquoi. On passe quand plus aucune décision bloquante n’est ouverte. Relecture indépendante obligatoire.

M5 — Phasage

Des phases livrables une à une, chacune fermée par une porte : une démo formulée comme le rôle concerné la verra. « Le bénéficiaire tape « Architecte »… », pas « l’écran de recherche existe ».

M6 — Plan technique

Ce que la plateforme rend déjà, les briques routées du plus mutualisé au plus spécifique, les données, le plan de test, les droits, et la matrice de couverture. On passe quand chaque histoire est tracée jusqu’à une brique et qu’aucune brique n’est orpheline. Relecture obligatoire.

M7 — Exécution

Où va le code, avec quels outils, sur quelle cible, et où se range le suivi de chaque phase. On passe quand on sait où, avec quoi et sur quoi on exécute. Puis on code.

Besoin→Plan : les huit maillons de M0 à M7, les six arrêts du commanditaire et le contrôle avant go

Les six arrêts

L’agent qui déroule la méthode ne décide pas à la place du commanditaire. Il s’arrête, montre ce qu’il a produit, et attend.

① La vision

La vision et la distribution des rôles sont confirmées. Tout ce qui suit en découle.

② La spécification signée

Spécification, fiches de règles, matrice des droits : signées, sans un seul point d’interrogation restant.

③ Les arbitrages

Présentés un par un, chacun avec ses options et la recommandation de l’agent. Le commanditaire peut trancher contre elle, et il le fait.

④ Le phasage

L’ordre des phases et la démo qui ferme chacune.

⑤ Le plan

Le plan technique, la matrice de couverture avec sa colonne de tests remplie, et la correspondance avec les droits de la plateforme.

⑥ Le go du code

Il ne se présente jamais nu : un contrôle avant go vérifie que tout est tracé, et tout écart non levé bloque le go.

Trois profils, deux portes d’entrée

Le profil ne contraint jamais la taille des documents : il fixe ce qui est exigé et le nombre d’arrêts. La taille, elle, suit le sujet.

Express

Une fonction courte, un domaine connu, aucun enjeu contractuel. Une ou deux phases, et trois arrêts seulement : la vision, les arbitrages, le go.

Solo

Une application interne complète. Toute la chaîne de conception, les règles en fiches, les droits et le plan de test. Six arrêts.

Client

Un chantier contractuel ou en équipe. Trois piliers : conception, conformité, exploitation. Six arrêts, et un procès-verbal de recette à chaque porte de phase.

Un chantier express qui grossit monte de profil : ce qui existe est gardé, on ajoute. On ne descend jamais de profil en silence ; c’est une décision d’arbitrage.

La méthode entre de deux façons. Par un besoin exprimé, à l’oral ou en notes : la vision et la spécification s’écrivent. Ou par un cahier des charges fourni, même long : elles s’en extraient, chaque histoire et chaque règle renvoient à leur paragraphe, et les trous, les contradictions et les non-dits deviennent des arbitrages. Zéro invention. Ce mode couvre aujourd’hui ce que faisait notre ancienne méthode pour les systèmes majeurs, FromSpec2Plan, éprouvée sur notre pack IA.

Le relecteur, le journal, la reprise

Un relecteur différent en nature

Les livrables M1, M4 et M6 sont relus par un humain du métier ou par un autre modèle d’IA. Une autre session du même modèle n’est qu’une relecture de confort. La sortie brute du relecteur est archivée, et l’agent ne présente jamais sa propre relecture comme externe. Sur un de nos chantiers, ces relectures ont fait traiter trente-six défauts au maillon M4 et quarante au maillon M6.

Un journal de pilotage tenu à chaque changement d’état

Le maillon courant, ce qui est fait, ce qui reste, les décisions en attente. Par maillon : les dates, le nombre d’allers-retours, le temps d’attente des décisions. Un chantier l’a écrit sans détour : quinze jours au maillon M6, « ce n’est pas du travail, c’est de l’attente ».

Une reprise en une phrase

Une session d’agent qui démarre lit le journal et continue le chantier là où il s’était arrêté. Le kit méthode est gelé pendant un chantier ; ce qui frotte est noté à part, une ligne par friction, et nourrit la version suivante.

Trois états d’un même chantier

Pour former, nous avons gardé trois états d’un même projet, une boîte à idées alimentée par courriel et résumée par l’IA, montée devant la salle en trente minutes.

Avant la méthode

Une demande, quelques notes, et l’envie de coder tout de suite.

Après le cadrage

Vingt-trois promesses tracées, sept épics, deux phases, quatorze arbitrages… et toujours zéro ligne de métier.

L’application livrée

Le code métier écrit en direct, en une douzaine de minutes, sur une tuyauterie préparée à l’avance, avec une version de secours prête. Déploiement compris.

Où s’arrête la méthode

Si l’intention tient dans un message et se prouve par un test (un correctif, un réglage, un essai jetable, un geste d’exploitation), on ne déroule aucune méthode : on fait, on prouve, on journalise. Une méthode déroulée sur un correctif de deux heures est le meilleur moyen de la faire contourner ensuite.

Combien de temps prend un cadrage ?

Il dépend surtout du temps de décision. Le commanditaire intervient six fois entre le besoin et la première ligne de code, trois fois en profil court ; le journal mesure l’attente de chaque décision.

L’agent peut-il trancher seul ?

Non. Il recommande, et il écrit sa recommandation. Sur un de nos chantiers, sept arbitrages sur vingt-six ont été tranchés contre elle.

Que se passe-t-il si la réalité contredit le plan ?

Le plan se met à jour, daté, sans effacer la décision d’origine. La méthode a des boucles de retour, y compris celle qui sait arrêter un chantier proprement.

Peut-on utiliser la méthode sans vous ?

Oui. Le kit est publié en source ouverte, avec ses gabarits, ses outils et la skill qui le fait dérouler par un agent IA. C’est le même kit que nous employons sur nos chantiers.

Un projet à cadrer ?

La vision d’abord, les arbitrages ensuite. Le code vient après le go.

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